Parce que je vais vous manquer pendant un an, parce qu'il va y avoir des moments à immortaliser, des tonnes de choses à vous faire partager et parce que j'aime par-dessus tout raconter ma vie !
Je suis de retour, pour vous jouer un mauvais tour ! Hum... Désolée, je me suis trompée de film. Coupez ! On la refait !
Je suis de retour pour vous donner mes impressions après ma toute première semaine de cours. (C’est mieux, on la garde !)
Alors, tout d’abord, les Espagnols ont vachement plus d’heures de cours que nous ! Je me retrouve quand même avec 12h d’interprétation par semaine (6 en français, et 6 en anglais) !! Ensuite, les étudiants espagnols sont vachement plus...matures, dirons-nous, que les étudiants français. Quand un prof demande des volontaires, il y en a toujours. Quand un prof pose une question, il y a toujours plusieurs étudiants pour donner une réponse, pour débattre, argumenter, etc. Trop bizarre. J’ai tellement l’habitude que dès qu’il faut parler, tout le monde vérifie qu’il a bien mis ses chaussettes, que ça m’étonne de voir toujours des mains levées, des volontaires, etc.
Alors, petit tour d’horizon de mes cours et de mes profs :
Techniques d’interprétation consécutive Français : Interprétation du français vers l’espagnol en prenant des notes. La prof est belge, super sympa et marrante. Elle nous apprend à prendre des notes... Et ça donne ça :
Qui veut dire : « Selon un sondage réalisé par le Figaro sur les risques d’une épidémie de grippe A lors de la rentrée scolaire, les Français ne cèdent pas à la panique comme nous allons le voir tout de suite. »
Au troisième cours, la prof a amené le jeu de mémoire de ses enfants et en tirant des cartes au hasard, elle a fait raconter une histoire aux hispanophones : « Il fait bon. A cause du soleil, l’éléphant se promène et il va à la plage. Il trouve un balai. A côté du balai se trouve le Père Noël qui parlait avec un escargot. La nuit tombe et il fait froid. »
Inutile de dire que les francophones ont trouvé ça assez marrant et qu’on s’est tous dit (y compris la prof) que si quelqu’un arrivait à ce moment-là, il allait se demander ce qu’on avait fumé.
Techniques d’interprétation consécutive Anglais : Interprétation de l’anglais vers l’espagnol. Ca risque d’être chaud l’abricot mais ça promet au moins d’être intéressant. La prof est espagnole et c’est un vrai régal de l’écouter parler : elle articule, parle doucement, posément. Ca change de certains autres profs qui débitent à toute vitesse et avec l’accent andalou (en supprimant presque tous les « s ») !
Civilisation espagnole : Le prof est...bizarre. Il parle tout doucement et en plus, je crois bien qu’il chochotte un peu. Vraiment zarb’.
Traduction juridique et commerciale Français : La prof est française et a la réputation d’être très sévère dans sa notation. Et elle a même dit qu’elle l’était encore plus avec les Erasmus francophones, vu qu’on traduit vers notre langue maternelle contrairement aux hispanophones. Donc pour l’instant, on a appris la différence qu’il y avait entre « imparfait » et « passé composé ». Yahou !
Traduction générale Anglais : Pour l’instant j’ai seulement eu le cours de présentation, donc je peux pas en dire grand chose si ce n’est que dans les textes qu’on va avoir à traduire (de l’anglais vers l’espagnol), il y a des extraits de Oui-Oui ! Et les Espagnols connaissent pas : ça existe pas chez eux. Quelle honte !
Institutions basiques du commerce international : La prof est andalouse (aucun doute de ce côté-là, elle utilise jamais la lettre « s ») mais très compréhensible quand elle parle. Ce cours-là me rappelle mes cours de droit de l’an dernier (enfin, pour l’instant, tout du moins), donc jusqu’à présent, je suis à peu près. Autre avantage non négligeable (surtout quand on est un Erasmus), elle nous a distribué le résumé de son cours. Je sais pas si elle ne va le faire que pour le premier thème ou si ce sera toute l’année, mais ça aide beaucoup en tout cas (la prise de note en espagnol, je maîtrise pas encore bien...).
Voilà pour mes cours. Et avec ça, j’ai 28h ! Ce qu’il faut pas faire, j’vous jure !