Parce que je vais vous manquer pendant un an, parce qu'il va y avoir des moments à immortaliser, des tonnes de choses à vous faire partager et parce que j'aime par-dessus tout raconter ma vie !
Fin de semaine oblige, vendredi soir, petite sortie avec mes coloc’ (ouais, enfin seulement Mélanie et Antonio, donc ça fait la moitié en fait) et Aurélie. Une amie d’Antonio, Cristina, fêtait ses 20 ans et nous avait gentiment invitées en même temps que le susmentionné Antonio. Là-bas, on retrouve Jesus parmi les autres amis de Cristina. Après quelques heures de conversations z’animées (et plusieurs verres de tinto), la colocataire de Cristina, Sarah, a sorti un gâteau du frigo. Gâteau au chocolat et déjà entamé, pour la petite anecdote. Elle a planté les bougies dessus, les a allumées, a éteint la lumière et la chorale de Grenade s’est mise à entonner « Cumpleaños Feliz »…de manière supra fausse, mais vu le taux d’alcool dans le sang par personne, très peu s’en sont rendus compte (en tous cas, nous, Françaises, ça nous a agressé les oreilles ^^). Les bougies soufflées, Cristina a fait le tour de la pièce avec le gâteau et une petite cuillère pour que les invités mangent directement dans le plat, puisqu’elle n’avait pas assez d’assiettes ni de cuillères pour tout le monde. Epique !
Une fois le gâteau terminé, l’idée a été émise d’aller dans une chupiteria, comprenez un bar à shooters. Direction la Chupiteria 69, donc (pour des
Lyondeusardes, ça le fait quand même). Là-bas, musique à fond et ambiance enfumée (rappelons qu’en Espagne, l’interdiction de fumer dans les lieux publics n’est pas encore effective). Bref, on s’approche du bar et on commence à regarder les 120 shooters proposés (rien que ça). Aurélie repère très vite le pire de tous, qui porte le numéro 25 et répond au doux nom d’ « eau bénite ». Composition : vodka, rhum, gin et tequila. Attention les yeux ! Après avoir regardé les autres prendre 2 shooters plus ou moins softs (et nous être bien moqué), on décide de suggérer le n°25. Le refus initial se transforme très vite en : « allez, si, venez, ça va être marrant ! » et ils commandent les fameux shooters (moi je préfère filmer la scène ^^).
Réactions très différentes selon les personnes : Aurélie (qui s’est finalement laissée tenter elle aussi par le cocktail Molotov) ne bronche pas une oreille, mais pour Mélanie ça a apparemment plus de mal à passer et elle finit quasiment sur les genoux (non, ne me tape pas, pitié, sinon je mets la vidéo sur YouTube). Cristina s’est vu offrir un shooter couronné de crème chantilly, pour célébrer son anniversaire, et grâce aux points récoltés (à chaque shooter commandé, on a droit à un point cadeau) elle a aussi pu avoir une casquette.
Après ce petit intermède alcoolisé (comme si avant et après, il y avait pas eu d’alcool…), nous sortons de la chupiteria et quelqu’un propose d’aller dans un bar de la Calle Pedro Antonio Alarcon qui s’appelle le Babel. En route, donc. Après une courte halte au kebab d’en face, parce qu’Antonio et Jesus avaient faim (quels morfales, ces deux-là !), on s’assied enfin dans le bar…mais pas pour longtemps. Mélanie et moi décidons de rentrer alors que le reste du groupe préfère aller à la Vogue (lisez « bogué »), une boîte de nuit. Je passerai sur les zigs et les zags de Mélanie sur le chemin du retour (ou pas) et sur la difficulté qu’elle a eu à trouver le trou de la serrure en bas de notre immeuble. Comme elle ne voulait pas me laisser faire, on y serait sûrement encore si une (gentille) dame qui disait au revoir à son fiancé sur le pas de la porte ne nous avait finalement ouvert, d’un air mi-amusé mi-exaspéré.
Le lendemain (samedi), on s’est levées en début d’après-midi (on s’était quand même couchées à 4h) et vers 19h, on devait retrouver Aurélie pour la soirée crêpes. Finalement, je pars devant et Mélanie nous rejoint plus tard. Je passe donc prendre Karo et on se met en route (je sais, on s’en fout des deux phrases précédentes, mais j’avais envie de les écrire. C’est MON blog, je fais ce que je veux. Na !). Miraculeusement, je retrouve le chemin de l’appart’ d’Aurélie (j’ai une bonne mémoire à défaut d’un bon sens de l’orientation ; ça aide). Une fois arrivées, on décide d’attendre Mélanie et Carole, mais comme à 20h, ni l’une ni l’autre n’avait donné signe de vie, on décide d’aller faire les courses sans elles, puis de commencer la pâte à crêpes (toujours sans elles). Evidemment, elles arrivent une fois que tout est fini (elles ont bien calculé leur coup). Bref, on passe (enfin) à la cuisson des crêpes et je m’arrache presque les cheveux en voyant la quantité ridicule de beurre que les filles mettent dans la poêle. Après avoir mis un minuscule petit morceau de beurre (de 1 cm3 environ) dans la poêle, elles utilisent un Sopalin pour essuyer le trop plein de gras et par la suite, se servent du-dit Sopalin pour graisser la poêle. Elles ne remettent du beurre que toutes les 5 ou 6 crêpes… Mais je ne dis rien (ou plutôt si, mais je ne fais rien). Déjà, j’ai dû crier au scandale pour qu’elles acceptent d’acheter du beurre (et encore, il est pas salé), sinon j’aurais mangé des crêpes à l’huile d’olive… Quel crime contre l’humanité !
Ca n’a pas empêché les crêpes d’être très bonnes (bien que pas assez beurrées à mon goût) et on les a mangées en regardant plus ou moins « Spider-Man 2 » en espagnol. En dessert : ma mousse au chocolat, transformée en crème à cause du transport du plat dans un sac en plastique (hein, Mél ?).
Retour à l’appart’ sur les coups de 2h du mat’ pour se lever vers midi. L’après-midi, rendez-vous avec Aurélie (eh oui, encore) pour aller se balader dans le quartier de l’Albaicín. Départ de la Plaza de la Trinidad (qui dégage un odeur toujours aussi nauséabonde à cause de tous les pigeons qui y sont en villégiature) puis on passe devant la cathédrale où on tombe sur un marché médiéval, avec des gens déguisés, un type qui jouait du biniou, un cochon qui cuisait à la broche, etc. On est restées un moment (pour le folklore et aussi le temps de se rendre compte que décidément, les Espagnols sont beaucoup plus prompts à faire la fête et que c’est carrément plus facile de mettre l’ambiance ici qu’en France) puis on a remonté la Gran Vía de Colón pour arriver à l’Albaicín (vu que vous connaissez pas Grenade, ça vous parle pas, mais vous demanderez à mon ami Google Maps de vous montrer. Il se fera un plaisir).
Après avoir flâné un peu au hasard dans les rues, Mélanie sort son plan pour trouver le Mirador de Saint Nicolas, situé juste en face de l’Alhambra et qui surplombe la ville. Heureusement, malgré nos déambulations aléatoires (que c’est bien dit !), on n’était pas loin. Parce que mine de rien, ça monte, dans ce coin-là, et on commençait sérieusement à en avoir plein les jambes ! Une fois arrivées tout en haut, une surprise nous attend : c’est blindé de touristes ! En même temps, le week-end de la fête nationale, c’est peut-être pas l’idéal pour monter au Mirador, mais comment on pouvait savoir, nous ?
Bref, en plus des petits marchands qui étalent des bijoux artisanaux sur des carrés de tissu, plusieurs dizaines de touristes, appareil photo en main (pour info, c’est Aurélie qui avait le mien ce jour-là et qui était en charge de prendre la plupart des photos) mitraillaient l’Alhambra. Ils étaient donc tous massés contre le muret du mirador qui fait face au monument et on a dû se faufiler (avec notre grâce et notre discrétion naturelles) pour pouvoir prendre à notre tour des photos. Et puis comme on était fatiguées et qu’il y avait (vraiment beaucoup) de monde, on est redescendues vers la ville, en faisant une petite halte dans un salon de thé arabe au passage (toujours dans l’Albaicín). Après notre Fanta-chocolat avec crème chantilly-thé marocain, on est toutes les trois allées chez nous pour regarder un film (les Espagnols nous ayant tous lâchement abandonnées en ce week-end prolongé).
Le lundi, on n’a pas bougé de l’appart’… Coup de blues-flemme-déprime-fatigue. Ma tablette de chocolat, 3L de tinto et 2L de bière n’ont pas résisté à nos trois déprimes simultanées (Marina étant rentrée dans la nuit de dimanche à lundi). Oui, je sais, c’était la fête nationale, mais apparemment, y a pas des masses de trucs à Grenade, ce jour-là.
Et pour la petite anecdote, aujourd'hui en Espagne, c’est un mauvais jour : ce n’est pas le vendredi 13 qui porte malheur ici, mais le MARDI 13. Et la superstition est telle que certaines universités ferment ce jour-là (pas la mienne, ça aurait été trop beau) !
Note pour la prochaine fois : réduire le nombre de parenthèses par article. 39 rien que dans celui-là… C’est que j’en ai des trucs inutiles à dire (en plus de toutes les inepties que je débite habituellement). Et de 40 !