Parce que je vais vous manquer pendant un an, parce qu'il va y avoir des moments à immortaliser, des tonnes de choses à vous faire partager et parce que j'aime par-dessus tout raconter ma vie !
Nous partîmes 500 (enlevez deux zéros) mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 3000 (enfin, 7) en arrivant au port (ou plutôt à la plage). Désolée, mais j’étais obligée de la caser, celle-là, c’était trop tentant.
Bref, je reprends en bon français compréhensible et avec mon souci du détail encore inégalé jusqu’à présent :
Départ de Grenade en bus à midi, et arrivée à Málaga vers 13h30. Petite demi-heure de marche pour arriver à l’auberge de jeunesse et poser nos sacs (petite demi-heure parce qu'Antonio s'entraîne visiblement pour le marathon). L’établissement est tenu par des Italiens qui parlent l’espagnol…eh ben, comme des vaches italiennes (du coup). Mais ça les empêche pas d’être très gentils et très accueillants… Comme on est venus à Málaga pour voir la mer, on leur demande comment faire pour aller de l’auberge à la plage. Pour les explications, le gérant appelle un autre gars (toujours Italien) qui demande à Antonio (le seul Espagnol pour l’instant) quelle langue il parle.
Antonio : Español.
Italien : So, you see, we are here…
Pensée collective : Surtout ne pas exploser de rire... Surtout ne pas exploser de rire…
Bref, ils nous donnent un plan de la ville et on monte voir les chambres (comme on est 7, on a pris 2 chambres de 4). On pose nos affaires et on ressort de l’auberge pour chercher un endroit où manger. Après avoir marché pendant un (long ?) moment et être passés devant plusieurs restaurants (?) dont le menu nous a plus ou moins inspiré, on s’arrête finalement dans un restaurant italien (ben ouais, pour pas être trop dépaysés et aussi parce qu’on avait vraiment trop faim et qu’au moins, les pizzas, y en a pour tous les goûts). L’intérieur fait très salon avec des fauteuils en cuir rassemblés autour de petites tables et plusieurs télés. C’est très mignon. On s’installe et la serveuse vient un peu plus tard pour prendre notre commande. Comme Mélanie hésite encore et bafouille un truc mi-espagnol mi-français, la demoiselle nous sort un :
« En français ça marche aussi ! »
Le choc ! A Málaga, dans un restaurant italien, on tombe sur une serveuse française, dis donc ! C’en est limite traumatisant.
Bref, on commande, nos pizzas arrivent (lentement…) et on commence à manger au son des clips musicaux diffusés sur la télé juste à côté de nous, quand un vieux (oui, un vieux, désolée) se pointe, nous baragouine un truc en espagnol (un truc du genre : « ça vous dérange pas si je change de chaîne, les jeunes ? ») et essaye désespérément de mettre une chaîne de sport pour pouvoir regarder un match de foot quelconque. Il galère un moment et finit par se rabattre sur une chaîne entièrement en grec. Youpi !
Après manger, on se dirige vers la plage de Malagueta. Une fois arrivés, stupeur, désarroi et déception : pas de mer ! Non, elle n’a pas été démontée (haha ! Je devrais pas écrire des articles aussi tard, moi, c’en est affligeant) mais « le brouillard a tout mis dans son sac de coton » et la mer « semble s’être envolée » (petite réminiscence de maternelle, navrée). On s’aventure quand même sur le sable et on avance en direction de la mer (ou plutôt de là où elle est censée se trouver, étant donné qu’on la voit pas). Evidemment, au bout d’un moment, on finit par l’apercevoir enfin et la première tentation est d’aller y tremper les pieds « pour savoir si elle est froide ». Verdict : non, elle n’est pas froide. Surtout si on considère qu’on est le 31 octobre. On reste un moment les pieds dans l’eau à savourer ce moment, en maudissant les nuages qui ont décidé de venir nous gâcher notre après-midi, puis on remonte sur la route pour retrouver Carmen et Mélissa (sa copine Québécoise, au cas où vous auriez oublié, avec toutes mes digressions) qui nous ont finalement rejoints (ce sont les parents de Carmen qui les ont déposées à Málaga en partant en week-end). On repart en direction de l’auberge pour que nos deux nouvelles recrues puissent poser leurs affaires avant qu’on ressorte le soir pour fêter Halloween.
Chapeaux, masques, épées, perruques et surtout maquillage nous ont occupés pendant un bon moment. Karo qui n’avait pas de déguisement (on était allés acheter les nôtres la veille en même temps que les billets de bus, donc on n’avait pas eu le temps de la prévenir) est finalement allée s’acheter un chapeau de sorcière (après s’être fait longuement priée).
Nos déguisements de fortune enfilés, on sort dans la rue et là : c’est la salsa du démon ! Les rues sont bondées et tout le monde, et je dis bien TOUT LE MONDE, est déguisé ! Et pour la plupart, les gens arborent des costumes dignes d’un film d’horreur. Hallucinant ! Même les caissiers du McDo où on décide d’aller manger sont maquillés. Bref, de la folie. Et partout dans la rue (♫ j’veux qu’on parle de moi…♪) les gens sautent sur d’autres personnes qu’ils ne connaissent pas pour leur faire peur, ou demandent à prendre des photos avec ceux qui sont le mieux déguisé. On a même vu une fille poursuivie par un gars au masque de Scream s’enfuir en hurlant, et un autre type traverser toute la rue en criant comme un fou échappé d’un asile, un sac en papier McDo sur la tête.
Ce soir-là, l’entrée de la plupart des boîtes, pubs et bars était gratuite si on était déguisé et on avait aussi droit à une consommation gratuite (ou au moins, à demi-tarif). Du coup, on se faisait accoster tous les 2 mètres par des gens qui donnaient des petits coupons pour pouvoir entrer dans les différents établissements. Le premier bar dans lequel on est entré (gratuitement) nous proposait un shooter gratuit et le verre de tinto en promo. Sauf qu’on s’est fait « arnaqués » parce que le shooter qu’ils nous ont servi était sans alcool, et le bar était tout petit et blindé de monde, donc on est vite ressortis. Ensuite, on est allés dans deux autres boîtes, on a pris nos consommations, on a dansé un peu et pis on est repartis (la meilleure restait, à mon avis, dans les rues). On est rentrés à l’auberge sur le coup des 2h du matin.
Le lendemain, lever vers 9h et petit-déjeuner à l’auberge. On a (beaucoup) traîné dans la cuisine, et on a fini par découvrir le livre d’or qu’on a commencé à feuilleter jusqu’à tomber sur un message laissé par deux Barcelonais et parlant de nous !! En gros, ils déploraient de ne pas avoir pu faire plus ample connaissance avec nous. Carmen s’est fait un plaisir de leur écrire une réponse sur la page suivante.
Ensuite on est allés poser les bagages à la station de bus (on en a chié pour comprendre comment marchaient les consignes automatiques) et comme il faisait super beau, on a pris le bus pour retourner à la plage (en faisant une petite halte dans un resto italien (oui, encore) parce qu’on avait 20% de réduction).
Eh ben mine de rien, avec du soleil, c’est beaucoup mieux, la plage. Ca vous a un petit air de vacances très agréable, un 1er novembre. On a de nouveau trempé les pieds dans l’eau et, la tentation était vraiment trop forte, Mélanie et moi avons fini par nous mettre en maillot de bain. Antonio a couru s’en acheter un et on s’est baignés tous les trois. Bon, j’avoue qu’au début, ça a été un peu difficile d’y rentrer, mais comme toujours, une fois dedans, on était super bien !
Après cette petite baignade, bronzette sur la plage avant de retourner tranquillement à la station de bus pour rentrer.