Parce que je vais vous manquer pendant un an, parce qu'il va y avoir des moments à immortaliser, des tonnes de choses à vous faire partager et parce que j'aime par-dessus tout raconter ma vie !
Le mercredi matin, on déjeune tous (à peu près) ensemble puis on se donne rendez-vous dans le hall à 9h pour partir faire les courses (histoire de pas mourir de faim et de pas être obligés de revivre l’aventure du kebab-frites de la veille). Direction le supermarché le plus proche, donc, pour faire le plein de victuailles. Ouais, bon en fait on a acheté des pâtes, principalement. Et du pain de mie et de la charcuterie pour faire les sandwiches. Bref, une fois ces emplettes terminées, on retourne poser le tout à l’auberge avant de se mettre en route pour l’office de tourisme. Sous la pluie et dans le froid, on se dirige donc vers l’ancienne église qui abrite aujourd’hui l’office de tourisme. Une fois arrivés, on se renseigne sur le Dublin Pass : est-ce que c’est rentable même pour nous, avec les tarifs étudiants, est-ce que ça vaut le coup pour 2 jours, etc. Après avoir obtenu tous les renseignements nécessaires, on squatte un banc de l’office de tourisme pour faire le point : Tania ne veut pas faire le musée Guinness ni le musée de cire donc elle ne prendra pas le pass. Pour les autres, on commande chacun le nôtre pour une cinquantaine d’euros. En fait on y gagne pas tant que ça, mais ça nous évite de faire la queue et d’être obligés de retirer 15 fois de l’argent (ou de sortir la carte bleue) et donc de payer une commission à chaque fois. Le pass en poche, on décide, pour occuper le reste de notre après-midi d’aller faire un tour dans le quartier georgien et de visiter Trinity College, université prestigieuse de Dublin d’où sont sortis plusieurs écrivains majeurs de Dublin. Jane, quant à elle, part à la recherche d’un cordonnier pour réparer la fermeture éclair de sa botte qui l’a lâchement abandonnée la veille à l’aéroport de Grenoble.
En chemin, on passe devant la statue de Molly Malone,poissonnière rendue célèbre par la chanson éponyme.On était tous en train de se mitrailler les uns les autres (en bons touristes de base) quand un homme d’une soixantaine d’années passe par là, discutant avec un ami. Quand il nous aperçoit, il dit au revoir à l’homme avec lequel il parlait et s’approche de Marion : « Va te mettre devant et donne-moi ton appareil, je vais te prendre en photo. Allez, vas-y ! »
Marion donne son appareil, pose devant la statue et l’homme prend la photo. Il s’approche ensuite de Marion et lui demande si ça lui convient... sinon il la refait ! Puis il nous demande si nous sommes tous ensemble. Comme on répond par l’affirmative, il nous dit de lui donner nos appareils et de tous se mettre devant la statue pour qu’on ait une photo de groupe. Il prend 3 photos avec 3 appareils différents, nous demande si les photos nous conviennent ou si on veut qu’il les refasse puis nous souhaite un bon séjour et reprend son chemin. C’est en regardant les photos qu’on se rend compte qu’on a « égaré » nos amis mexicains… On commence donc à paniquer et on part à leur recherche. Charlotte essaye de les appeler sur leur portable, on scrute la rue, et enfin, on les retrouve : ils s’étaient éloignés pour prendre des photos. On leur crie un peu dessus en leur disant de nous prévenir si jamais il leur reprend l’envie de jouer aux touristes loin de nous.
Ce petit incident passé, on se remet en routepouraller à Trinity College,dans l’espoir detrouver unendroit au chaud pour pouvoir mangertranquillement. On fait plusieurs fois le tour de la cour intérieure en grelottant avant de finalement entrer dans un bâtiment un peu à l’écart et de s’asseoir sur des bancs dans un couloir pour manger nos sandwiches. Une fois rassasiés et réchauffés, on repart pour aller se promener dans le quartier georgien remarquable par ses portes multicolores. Evidemment, on s’est amusés à prendre toutes les portes en photo ce qui fait qu’on se retrouve avec une bonne dizaine de clichés de portes, mais chacune d’une couleur différente.
Un peu avant 16h30, on est entrés dans un petit parc avec un monument aux morts. On a commencé à se promener quand on a entendu une cloche sonner. Un gardien est alors arrivé en agitant sa cloche et nous a expliqué que le parc…fermait. Surpris, on est quand même sortis et c’est à ce moment-là qu’on a aperçu un panneau qui indiquait les horaires d’ouverture et de fermeture du parc. Effectivement, en hiver, il ferme à 16h30. Et ce n’est pas le seul. On est passés devant plusieurs autres espaces verts indiquant les mêmes horaires. On est rentrés crevés et complètement anesthésiés par le froid, mais ça valait le coup.