Parce que je vais vous manquer pendant un an, parce qu'il va y avoir des moments à immortaliser, des tonnes de choses à vous faire partager et parce que j'aime par-dessus tout raconter ma vie !
Le jour où j'apporte mon dossier de réinscription à Lyon 2, je décide d'en profiter pour me renseigner auprès de la SMERRA pour savoir quelles démarches je dois effectuer pour l'année prochaine. A peine arrivée à la fac, je me fais attraper par un des étudiants qui bullent à l’entrée de la fac, derrière des tables SMERRA et LMDE et sautent sur tous ceux qui passent devant eux : « T’es en 1ère année ? ». Non, je ne suis pas en 1ère année et je suis déjà assurée, remballe ton baratin, chéri.
Après avoir posé mon dossier pour ma réinscription, je retourne voir les bulleurs de la SMERRA pour leur poser mes questions. Une étudiante me sourit, écoute ma question puis me regarde d’un œil vide et commence à farfouiller dans ses papiers. Un autre étudiant (« qu’il ne faut pas écouter parce qu’il ne travaille pas pour la SMERRA, lui ») me demande où je pars. « En Espagne ? Alors t’en fais pas, t’as aucune démarche à faire. Il faut juste que tu demandes la Carte Européenne d’Assurance Maladie, mais c’est tout. Je reviens juste de mon année Erasmus. 6 mois en Angleterre, 6 mois en Espagne. »
La Carte Européenne d’Assurance Maladie est gratuite, nominative, individuelle, atteste de mes droits à l’Assurance Maladie et permet la prise en charge de tous les soins dont je pourrais avoir besoin, une fois en Espagne.
Finalement, c’est donc l’étudiant « qui ne travaille pas pour la SMERRA » qui m’a le plus renseignée sur ce que je devais faire.
Je me tourne à nouveau vers « la fille qui bosse pour la SMERRA » pour lui demander comment on fait une demande de Carte Européenne d’Assurance Maladie. Elle demande à son collègue qui demande à la fille d’en face…assise derrière la table LMDE. Logique, non ? Elle me dit qu’elle ne sait pas comment ça fonctionne pour la SMERRA, mais qu’à la LMDE, ça peut se faire sur Internet. Sauf que j’ai déjà parcouru le site de la SMERRA en long en large et en travers et il n’y a rien.
« A ce moment-là, vous pouvez aussi faire la demande en agence. »
Ben voilà ! Pourquoi vous le disiez pas tout de suite ? Et elle est où, cette agence ?
La fille de la SMERRA sort son petit dépliant, le retourne pour me montrer la liste des agences de la région et entoure finalement celle de Lyon. C’est à 2 rues de la fac. C’est parti, mon kiki !
J’ai un peu de mal à trouver l’agence (la chaleur étouffante n’aidant pas à la concentration) pour la simple et bonne raison que l’enseigne qu’elle arbore fièrement indique MAGE (mutuelle réservée au personnel de l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, etc.) Mais en passant devant, je remarque que SMERRA est inscrit sur la vitre. J’entre et me fait alpaguer par une jeune fille qui me propose une offre si j’ouvre un compte chez BNP Paribas. Désolée, mademoiselle. Je pars en Espagne dans 2 mois, c’est pas tellement le moment de changer de banque.
Je vais donc m’asseoir avec les autres étudiants qui attendent déjà leur tour. Quand enfin le mien arrive, juste après une jeune femme qui s’est dessiné un grain de beauté sur la joue, avec, apparemment, un crayon verdâtre (expliquez-moi l’intérêt ?), je m’assied et explique ma situation à la conseillère. Elle me fait remplir un formulaire, en me demandant le pays où je vais effectuer ma mobilité, la date à partir de laquelle je souhaite que ma Carte Européenne d’Assurance Maladie soit valide (sachant qu’elle est valable un an) ainsi que « les dates exactes de votre séjour » (pourquoi faire ? Je ne connais pas moi-même ma date de retour). Une fois ces formalités effectuées, elle m’imprime un document (le formulaire E-je ne sais trop combien) qui remplace ma carte en attendant que le reçoive. Procédure totalement inutile puisque la carte arrive 1 à 2 semaines après la demande, et sachant que la mienne n’est valable qu’à partir du 15 septembre… Mais il paraît que c’est « au cas où vous ne la receviez pas dans les temps ». Je pense que je me serais inquiétée avant le jour de mon départ, non ?
Me voilà donc assurée à l’étranger pour un an, et je n’aurai pas besoin du formulaire « E-je ne sais trop combien », puisque j’ai reçu ma carte il y a quelques jours.