Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 12:25

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Quelle meilleure façon de fêter la saison du renouveau qu’en se bourrant la gueule dans les prés verdoyants ? Quel bonheur de vomir sur les premières pâquerettes de l’année ! Quelle fierté de pouvoir alcooliser tous les animaux des environs en laissant quelques (milliards de) gouttes au sol ! Et quelle joie intense procure un coma éthylique au pied d’un arbre bourgeonnant ! Et puisque c’est à la mode, n’oublions pas la petite touche écologique : tout est 100% plastique (ou verre) recyclable ! C’est pas un beau geste pour la planète, ça ? Comment ça faudrait les déposer dans les bennes prévues à cet effet ? Parce que ça disparaît pas tout seul, ce qu’on laisse traîner sur le parking de l’Hipercor ?

 

Non, plus sérieusement, l’approche du 20 mars n’annonce pas seulement le retour du printemps, des beaux jours, du soleil, de la chaleur (oui, je sais, ça revient au même), des p’tits zosiaux qui chantent, des z’abeilles qui bourdonnent et des papillons qui papillonnent. Loin de là ! Le 20 mars annonce avant tout (enfin, en Andalousie en tout cas) la Fiesta de la Primavera (la Fête du printemps) !

Dit comme ça, ça a l’air trop bien ! On s’imagine de grands spectacles, de la musique, un repas en plein air, et toutes sortes d’animations aussi diverses que variées. Eh bien en fait, des rumeurs disent que fût un temps où tout ceci existait. La Fiesta de la Primavera ressemblait à une sorte de festival en plein air avec de la musique, des hot-dogs américains accompagnés de moutarde (ou de ketchup, après c’est laissé à l’appréciation du consommateur) trop jaune (ou rouge si vous avez choisi le ketchup) pour ne pas être entièrement fabriqué avec des aliments chimiques. Bref, ça c’est la légende… Enfin pas tout à fait, puisque j’ai appris après en lisant le journal de Grenade qu’un concert était effectivement prévu cette année mais que pour d’obscures raisons, la Mairie de Grenade l’avait interdit.

 

Mais en réalité, la Fiesta de la Primavera c’est d’abord et surtout un macrobotellón !

Quand les Espagnols nous ont dit que pour fêter le printemps il y avait un méga-botellón(-de-la-mort-qui-tue-sa-race), on s’est dit qu’ils exagéraient (oui, car les Grenadins ont des origines marseillaises comme nous avons pu le vérifier à moult reprises). Ils nous ont dit que l’événement commençait vers midi (donc aux alentours de 13-14h, puisque c’est le midi espagnol) et se terminait tard dans la nuit (donc aux premières lueurs du jour le lendemain matin, très probablement). On en a déduit que c’était le sens qu’ils donnaient à macrobotellón : un botellón super long.

Pauvres naïves que nous sommes… Ca s’appelle macrobotellón parce que ça dure plus longtemps qu’un botellón normal, mais SURTOUT parce que tous les jeunes (et parfois même les moins jeunes) de Grenade et des environs y participent. Mar, ma coloc’, nous a même dit que certains venaient de l’étranger spécialement pour la Fiesta de la Primavera de Grenade ! Je vous laisse imaginer la quantité de gens que ça peut donner.

 

Vers 17h30, on sort donc de l’appart’ (on, c’est Mar, Mélanie et moi, nos deux autres coloc’ s’étant fait la malle). Et déjà, on se retrouve projetées en plein cœur d’une procession de jeunes. C’était assez hallucinant… On aurait dit le pèlerinage à La Mecque/Lourdes/Saint-Jacques-de-Compostelle (rayez les mentions inutiles). Eh bien non, c’était tout simplement le pèlerinage à l’Hipercor, lieu de culte entièrement dédié à l’alcool et très réputé chez les jeunes Grenadins.

Bref, nous avons suivi le mouvement et quand on est arrivés à l’Hipercor, on s’est posés à « l’entrée », près des flics, de l’ambulance et autres services de secours-sécurité pour pouvoir quitter rapidement les lieux en cas de pépin (ben oui, plusieurs milliers de jeunes qui boivent pendant des heures, ça peut dégénérer…). A peine installés, on a assisté à une évacuation. A quelques mètres de nous, un jeune homme était allongé par terre, les yeux vitreux (voire révulsés), la tête sur les genoux de son pote qui attendait désespérément que les secours arrivent. Enfin, un type en gilet orange fluo est venu voir ce qui se passait, a vaguement jeté un coup d’œil à la bave qui s’échappait des lèvres du comateux et est retourné chercher ses collègues. Deux autres sont alors arrivé, ont confirmé que le jeune homme bavait bien et sont enfin allés chercher un brancard pour l’évacuer. Entre temps, le type avait repris connaissance et essayait de se lever sans grand succès. Le brancard est arrivé et un gilet orange a essayé d’aider notre ami vacillant à se mettre debout. Après de longs efforts, l’alcoolisé est sur ses pieds ! Il lève ses deux bras en signe de victoire, marmonnant aussi probablement qu’il va bien, qu’il gère la situation et qu’il n’a pas besoin de l’aide des gilets orange. Puis il se tourne vers son pote et tente de l’embrasser et de lui montrer sa reconnaissance. Mais il finit par retomber dans les vapes et les gilets orange en profitent pour l’allonger sur le brancard, l’attacher solidement et l’emmener en ambulance. Le ton est donné ! (Pour la petite anecdote, on aperçoit ce brave jeune homme à la fin du reportage d'Antena 3, juste avant de voir la reporter en direct de l'Hipercor.)

 

Après cette joyeuse petite animation, on appelle les Espagnols qui sont censés nous rejoindre pour leur dire où on se trouve (vu le monde, ils auraient jamais pu nous trouver tous seuls) et quelques minutes après, ils débarquent avec le ravitaillement : du coca, des glaçons, du sirop de mûre et du vin rouge dans une énoooorme bouteille en plastique. Avec tout ça, on fait ce qu’on appelle un calimocho : ¾ de vin, ¼ de coca et un peu de sirop de mûre (j’espère que mon oncle ne va jamais lire ça, sinon, entre la bouteille en plastique et le coca dans le vin, il va nous faire une syncope).

Bref, une heure et demie et un demi-calimocho plus tard je suis entraînée par Mélanie et deux copines espagnoles dans la foule… *prend une grande inspiration* AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA*respire*AAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

AAAAHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!  Si tu lâches la main de celui ou celle qui est devant toi, t’es mort(e) ! Y en a qu’on n’a jamais retrouvé ! Ils se sont volatilisés dans la foule !

Hum… Pourquoi cette soudaine pulsion suicidaire ? (vous demandez-vous très certainement… Et sinon, faites comme si.) Eh bien parce que deux autres copains espagnols nous ont appelés pour nous dire que comme ils ne nous avaient pas trouvés, ils s’étaient installés ailleurs…à l’autre bout du botellodrome… Donc ni une ni deux, on a décidé de partir à leur recherche/rencontre/poursuite. Après avoir failli mourir piétinées, étouffées, noyées et écrabouillées, on arrive enfin de l’autre côté. Et là…personne ! On essaye de téléphoner : pas de réponse. La traversée de la foule additionnée à ma claustrophobie congénitale m’ayant considérablement épuisée/affaiblie/asphyxiée/affamée/traumatisée-à-vie, je décide qu’il vaut mieux que je rentre. Je dis donc au revoir à tout le monde et rentre à contre-sens : les groupes de jeunes affluent encore en direction de l’Hipercor…

 

Une bonne fiesta de la primavera se termine soit affalé contre un mur ou assis sur le bord d’un trottoir, soit la tête dans les toilettes. Le tout avec le regard vitreux, le teint pâle, l’air hagard et complètement amorphe. Et si vous êtes vraiment bon, vous pouvez même tenter un petit coma éthylique !

 

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Bilan de cet événement :

 

20 000 jeunes rassemblés au botellodrome

40 000 kg de déchets

7 000 euros de facture pour la ville

 

 

 

Quelques articles (en V.O. et traduits) et vidéos.

 

Par Coxy - Publié dans : Mars 2010 - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 21:37

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Le jeudi matin, on se lève tôt car le programme de la journée est relativement chargé. Départ de l’auberge vers 8h30 pour St Patrick’s Cathedral. Comme on est partis tôt parce qu’on ne savait pas combien de temps le trajet allait nous prendre, quand on arrive à la cathédrale, elle est encore fermée. On a donc laaaaaargement le temps de prendre des photos du bâtiment lui-même et de tous les auteurs irlandais qui ont une plaque dans le parc qui entoure la cathédrale. L’avantage c’est que le soleil se montre et qu’il ne fait pas trop froid, comparé à la veille, donc on profite aussi des quelques rayons matinaux. A 9h00, les portes de la cathédrale s’ouvrent et on peut enfin rentrer.  On passe plus d’une demie-heure à flâner sous les voûtes, à admirer les différentes représentations de Saint Patrick, les plaques en hommage à Jonathan Swift qui a été doyen de la cathédrale de 1713 à 1747 et s’y est fait enterrer. Puis un curé s’approche de nous et nous explique qu’il va y avoir un office et qu’il faut qu’on arrête de prendre des photos. On range donc les appareils et on s’éloigne vers la « boutique-souvenir », à l’entrée.http://lh3.ggpht.com/_mHDdW6FNnRA/S7jESqTAaPI/AAAAAAAABqg/ATws5BoGy7s/s512/P1040336.JPG Quelques minutes plus tard, une dizaine de gamins entrent dans la nef et se dirigent vers le choeur d’un air solennel. Un petit garçon sort une clé et ouvre la porte en fer forgé qui interdit l’accès à tous les touristes avides de ph otos puis les enfants s’installent. Tout ça se déroule dans le silence le plus complet. Une fois disposés en demi-cercle, un prêtre se place en face d’eux et les fait chanter.

 Pendant ce petit « concert », on erre parmi les mini rayonnages de la « boutique-souvenir » à l’entrée de l’église : on critique les prix (en bons étudiants que nous sommes), on s’extasie (en bons jeunes que nous sommes), on câline les peluches (en bonnes filles que nous sommes… enfin sauf Simon, parce que lui, c’est pas une fille.) mais pas trop fort pour pas déranger les petits qui chantent. On a même découvert qu’on pouvait fabriquer notre propre jeu de carte dublinois avec au verso les portes du quartier georgien étant donné qu’on les a TOUTES prises en photo…

 

http://lh5.ggpht.com/_mHDdW6FNnRA/S7jHRatTbTI/AAAAAAAABuQ/A0aDhW_30KM/s640/P1040378.JPGBref, on quitte ensuite l’église pour aller visiter le musée Dublinia, divisé en trois parties : deux qui présentent l’histoire de la capitale irlandaise pendant la période viking et le Moyen Âge, et une troisième consacrée aux fouilles archéologiques et autres recherches/découvertes qui ont permis de connaître le passé de Dublin. C'est un musée très ludique avec tout plein de petits jeux pour les enfants, auxquels on s'est fait un plaisir de participer, en grands gamins que nous sommes.

A la fin de la visite, après la boutique de souvenirs, un employé ouvre une grande porte en bois derrière laquelle se trouve une sorte de passerelle qui relie Dublinia à Christ Church. Encore une fois, notre déambulation est interrompue : un office de 3 minutes va être donné et nous sommes tous invités à l’écouter. N’ayant pas vraiment mieux à faire, on s’installe donc face à la chaire et le prêtre prend la parole. Il fait un petit speech sur la paix et la tolérance puis nous invite à « prier chacun notre propre dieu, dans notre propre langue ou tout simplement, pour les non-croyants, à se recueillir un instant ». A la fin du « Notre Père », il vient serrer la main à chacune des personnes de l’assistance en nous adressant un simple « May the peace be with you. »

Après ce petit intermède, on sort de l’église pour la pause pique-nique. Heureusement, le soleil a décidé de se montrer aujourd’hui et on peut s’asseoir sur les bancs adossés à l’église sans mourir congelés.

Notre festin terminé, et Jane nous ayant rejoints (elle était partie à la recherche de quelqu’un susceptible de réparer la fermeture éclair de sa botte), on se met en route pour Dublin Castle.

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Là-bas, on apprend que c’est une visite guidée et qu’il faut qu’on attende une bonne demie-heure que la suivante commence. L’attente est…révélatrice de notre état de fatigue.

Finalement, notre guide, répondant au nom de Ben, arrive et nous invite à le suivre pour commencer la visite. Point positif : Ben n’a pas l’accent irlandais (enfin pas trop, quoi) et il agrémente son commentaire de petites anecdotes ma foi fort cocasses, ce qui rend la visite beaucoup plus intéressante qu’elle ne l’est déjà.

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 Parmi ces anecdotes, retenons celle des mini-paravents que les dames utilisaient lorsqu’elles s’asseyaient près de la cheminée :  à l’époque (de la reine Victoria, entre autres), il fallait que les femmes aient le teint le plus pâle possible. Elles utilisaient donc de la cire qu’elles s’appliquaient sur le visage pour paraître plus blanches. Le problème c’est qu’en hiver, il faisait froid dans le château et les dames s’asseyaient donc près du feu, ce qui faisait fondre la cire ! Pour éviter cela, elles disposaient, entre le feu et leur visage, ces mini-paravents.

http://lh5.ggpht.com/_mHDdW6FNnRA/S7jQMQRXMRI/AAAAAAAAB0w/bIdUb2XUoJ0/s640/P1040538.JPGRetenons aussi celle de la table en marqueterie (ça se dit, ça ?) fabriquée par un prisonnier condamné à mort. Il l’a offerte à la reine Victoria en espérant être gracié, mais la reine a trouvé la table « offensante » : on peut en effet apercevoir une forme de danseuse avec une robe « beaucoup trop courte » pour l’époque, et d’autres formes ressemblant à des démons. L’homme a donc été condamné quand même, mais la reine a gardé la table.


A la fin de la visite, on va faire un p’tit tour dans la chapelle qui s’avère être extrêmement petite mais très mignonne puis on se dirige vers les « jardins » qui consistent en fait, en une grande pelouse où les allées pavées sont en forme de serpents.

 

A côté des jardins, se trouve la Chester Beatty Library qui est plutôt du genre gonflant puisqu’il s’agit d’un musée qui présente une collection de vieux manuscrits, de peintures, gravures et impressions diverses et d’art décoratif (vases et compagnie). Mais dans la petite boutique du bas, on a tous eu droit à un livre gratuit à choisir parmi trois : un livre sur Rembrandt, un sur Dürer ou un sur l’art asiatique.

http://lh6.ggpht.com/_mHDdW6FNnRA/S7jx_IMRA_I/AAAAAAAACK0/DuSE6Hmm9Go/s640/P1040584.JPGNotre bouquin gratuit en poche, on reprend notre route en direction de la mairie de Dublin, qui présente une exposition sur l’histoire de la ville de 1170 à aujourd’hui. Mais quand on arrive, la gentille madame de la réception nous explique, avec un accent irlandais à couper au couteau et un défaut de prononciation dû à sa dentition proéminente, qu’il est trop tard. Il y a une erreur sur notre guide : les dernières admissions se font à 16h15 et non pas à 17h…puisqu’il s’agit de l’heure à laquelle l’exposition ferme ses portes. On râle un peu pour la forme, mais on sait tous très bien que la brave dame n’y est pour rien et que ce n’est pas de sa faute. On lui fait tellement de peine qu’elle nous autorise à avancer un peu dans le bâtiment pour prendre quelques photos, mais on est quand même bons pour revenir le lendemain…

 

De retour à l’auberge, on se fait inviter à la tournée des pubs de Temple Bar par les Anglais qui partagent la chambre de Jane, Marion, Tania et Charlotte. On renfile donc nos manteaux et on se met en route. Pas vraiment de tournée des bars pour moi puisqu’une fois arrivée devant le pub, je me rends compte que j’ai perdu une boucle d’oreille et je décide de rentrer à l’auberge voir si elle n’y est pas (ou si je la trouve en chemin). Audrey, Simon et Julie insistent pour venir avec moi et sont donc privés de Temple Bar eux aussi. Tout ça pour ne pas retrouver ma boucle d’oreille (en plus du clafoutis !). Bref, la soirée s’achève et on va tous se coucher plus ou moins tôt parce qu’on se lève encore à l'aube le lendemain.

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To be continued…

Par Coxy - Publié dans : Janvier 2010 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 11:52
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Le mercredi matin, on déjeune tous (à peu près) ensemble puis on se donne rendez-vous dans le hall à 9h pour partir faire les courses (histoire de pas mourir de faim et de pas être obligés de revivre l’aventure du kebab-frites de la veille). Direction le supermarché le plus proche, donc, pour faire le plein de victuailles. Ouais, bon en fait on a acheté des pâtes, principalement. Et du pain de mie et de la charcuterie pour faire les sandwiches. Bref, une fois ces emplettes terminées, on retourne poser le tout à l’auberge avant de se mettre en route pour l’office de tourisme. Sous la pluie et dans le froid, on se dirige donc vers l’ancienne église qui abrite aujourd’hui l’office de tourisme. Une fois arrivés, on se renseigne sur le Dublin Pass : est-ce que c’est rentable même pour nous, avec les tarifs étudiants, est-ce que ça vaut le coup pour 2 jours, etc. Après avoir obtenu tous les renseignements nécessaires, on squatte un banc de l’office de tourisme pour faire le point : Tania ne veut pas faire le musée Guinness ni le musée de cire donc elle ne prendra pas le pass. Pour les autres, on commande chacun le nôtre pour une cinquantaine d’euros. En fait on y gagne pas tant que ça, mais ça nous évite de faire la queue et d’être obligés de retirer 15 fois de l’argent (ou de sortir la carte bleue) et donc de payer une commission à chaque fois. Le pass en poche, on décide, pour occuper le reste de notre après-midi d’aller faire un tour dans le quartier georgien et de visiter Trinity College, université prestigieuse de Dublin d’où sont sortis plusieurs écrivains majeurs de Dublin. Jane, quant à elle, part à la recherche d’un cordonnier pour réparer la fermeture éclair de sa botte qui l’a lâchement abandonnée la veille à l’aéroport de Grenoble.


http://lh4.ggpht.com/_mHDdW6FNnRA/S3Ad-mKBLbI/AAAAAAAAAIk/qrSKzwoOqRA/s640/P1040185.JPGEn chemin, on passe devant la statue de Molly Malone, poissonnière rendue célèbre par la chanson éponyme. On était tous en train de se mitrailler les uns les autres (en bons touristes de base) quand un homme d’une soixantaine d’années passe par là, discutant avec un ami. Quand il nous aperçoit, il dit au revoir à l’homme avec lequel il parlait et s’approche de Marion : « Va te mettre devant et donne-moi ton appareil, je vais te prendre en photo. Allez, vas-y ! »
Marion donne son appareil, pose devant la statue et l’homme prend la photo. Il s’approche ensuite de Marion et lui demande si ça lui convient... sinon il la refait ! Puis il nous demande si nous sommes tous ensemble. Comme on répond par l’affirmative, il nous dit de lui donner nos appareils et de tous se mettre devant la statue pour qu’on ait une photo de groupe. Il prend 3 photos avec 3 appareils différents, nous demande si les photos nous conviennent ou si on veut qu’il les refasse puis nous souhaite un bon séjour et reprend son chemin. C’est en regardant les photos qu’on se rend compte qu’on a « égaré » nos amis mexicains… On commence donc à paniquer et on part à leur recherche. Charlotte essaye de les appeler sur leur portable, on scrute la rue, et enfin, on les retrouve : ils s’étaient éloignés pour prendre des photos. On leur crie un peu dessus en leur disant de nous prévenir si jamais il leur reprend l’envie de jouer aux touristes loin de nous.

http://lh6.ggpht.com/_mHDdW6FNnRA/S3AfVgL3VhI/AAAAAAAAAJg/nXDsqOob9MY/s640/P1040204.JPGCe petit incident passé, on se remet en route pour aller à Trinity College, dans l’espoir de trouver un endroit au chaud pour pouvoir manger tranquillement. On fait plusieurs fois le tour de la cour intérieure en grelottant avant de finalement entrer dans un bâtiment un peu à l’écart et de s’asseoir sur des bancs dans un couloir pour manger nos sandwiches. Une fois rassasiés et réchauffés, on repart pour aller se promener dans le quartier georgien remarquable par ses portes multicolores. Evidemment, on s’est amusés à prendre toutes les portes en photo ce qui fait qu’on se retrouve avec une bonne dizaine de clichés de portes, mais chacune d’une couleur différente.

Un peu avant 16h30, on est entrés dans un petit parc avec un monument aux morts. On a commencé à se promener quand on a entendu une cloche sonner. Un gardien est alors arrivé en agitant sa cloche et nous a expliqué que le parc…fermait. Surpris, on est quand même sortis et c’est à ce moment-là qu’on a aperçu un panneau qui indiquait les horaires d’ouverture et de fermeture du parc. Effectivement, en hiver, il ferme à 16h30. Et ce n’est pas le seul. On est passés devant plusieurs autres espaces verts indiquant les mêmes horaires.
On est rentrés crevés et complètement anesthésiés par le froid, mais ça valait le coup.

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Par Coxy - Publié dans : Janvier 2010 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 00:38

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« Dis-moi, est-ce que tu seras encore en France, le 12 janvier ? »
Une phrase tellement anodine…qui a immédiatement piqué ma curiosité. Après avoir demandé plus de détails, il s’est avéré qu’Audrey et une copine de fac à elle (Charlotte) projetaient d’organiser, avec une dizaine d’autres personnes, un petit voyage à Dublin (en Irlande, pas en Allemagne, pour ceux qui confondraient avec Berlin… Ne riez pas plusieurs m’ont demandé pourquoi on allait en Allemagne alors qu’aucun d’entre nous ne parlait allemand !). Ni une ni deux, j’appelle ma mère et lui expose la situation : j’étais censée rentrer en Espagne le dimanche 10 janvier pour pouvoir reprendre les cours le lundi 11…mais j’ai très envie de partir à Dublin !

Réponse de ma maman chérie adorée : « C’est pour combien de temps, ce séjour à Dublin ?

- Quatre jours donc ça me fait manquer une semaine complète de cours, quoi…

- Une semaine ? Oh ben ça va, alors. Je pensais que t’allais me dire deux semaines, et dans ce cas-là je t’aurais dit non, mais une semaine, ça va… Si tes profs n’y voient pas d’inconvénient, moi non plus. »

Est-il besoin de préciser l’état d’excitation dans lequel cette conversation téléphonique m’a mise ? De vous décrire la taille du sourire qui est subitement apparu sur mon visage ?

Après être allée voir chacun de mes profs pour leur expliquer que j’avais l’occasion d’aller à Dublin la semaine de la rentrée et m’être assurée qu’ils s’en tamponnaient royalement les amygdales et que je pouvais faire ce qui me chantait, j’ai donc pu confirmer que j’irais bien faire un tour ( du côté de chez Swann ♫) en Irlande.


Je passerai sous silence mes trois semaines de vacances de Noël en France, en partie « gâchées » par la neige qui a jugé bon de tomber un peu trop souvent et relativement abondamment pendant ce laps de temps (et qui a bien failli nous empêcher de faire ce merveilleux voyage au pays des moutons et de la Guinness). Sautons donc directement au 12 janvier 2010, date de notre départ pour l’Irlande.


19048 304114400967 737860967 4658310 184138 nVers 9h, ma mère nous dépose, Audrey et moi, à la gare de Rive de Gier. J’achète mes billets pour aller jusqu’à Lyon puis jusqu’à Grenoble. Une fois dans la capitale des Gaules, on retrouve les copines de fac d’Audrey (à savoir Charlotte, Marion, Tania et Julie) et Simon. Charlotte nous informe qu’il faut encore attendre trois personnes : une Australienne (Jane) et deux Mexicains (Alfonso et Teresa). Et c’est devant la gare, dans le froid glacial de ce matin de janvier, que nous poireautons dans la joie et la bonne humeur (enfin, plus ou moins) le temps que nos petits compagnons (en retard) arrivent. Une fois la petite troupe au complet, on monte sur le quai puis dans le train où on réussit à trouver 10 places à peu près à côté. Après avoir très probablement énervé les autres passagers du TER, on arrive enfin à bon port. Comme on est en avance et qu’on a faim, on se cale dans la salle d’attente de la gare pour pique-niquer. Bizarrement, peu de temps après notre arrivée, les gens sortent…

 

19048 304114445967 737860967 4658317 1992091 nDe la gare de Grenoble, on va ensuite à la gare routière (juste à côté) pour prendre le bus qui nous emmènera à l’aéroport. On s’approche du comptoir pour demander à la brave madame de quel quai part notre bus et elle nous dit qu’il faut prendre les billets tout de suite. Audrey et moi passons donc commande et on a bien failli se retrouver à l’aéroport de St Exupéry à Lyon ! Allez faire comprendre à une madame qui ne vous écoute qu’à moitié et qui vous parle d’un ton plus que méprisant que vous aller à l’aéroport de Grenoble ! De GRE-NO-BLEUH ! Bref, finalement, on obtient notre billet mais ce n’est qu’un aller simple alors qu’on avait demandé aller-retour. On peut pas tout avoir dans la vie…


On monte dans le bus et nous voilà en route pour l’aéroport. Une fois là-bas, on va enregistrer les bagages de ceux qui doivent les mettre en soute, on passe le contrôle de sécurité et on attend devant la porte d’embarquement pour pouvoir monter dans l’avion.

C’est une grande première pour Tania, Simon et Julie, qui passent leur baptême de l’air haut la main (c’est-à-dire sans crise de panique, sans s’arracher les ongles, sans vomir, sans s’écorcher les joues de désespoir, sans tenter de sortir un moment prendre l’air, etc.) !


19048 304114615967 737860967 4658332 4155714 n

A l’aéroport de Dublin, on réalise que tout est écrit à la fois en anglais et en gaëlique… Logique, je sais, mais on n’y avait pas pensé avant de le voir de nos propres yeux. En sortant du terminal, comme souvent dans les aéroports, des gens sont là avec des pancartes et des noms inscrits dessus. Oui, oui, on a TOUS regardé s’il n’y avait pas nos noms… Evidemment, légère déception.

 

On récupère ensuite les bagages qui étaient en soute puis on sort de l’aéroport…sous une tempête de neige !

19048 304114650967 737860967 4658336 1559548 nOn achète tant bien que mal nos billets de bus pour se rendre dans le centre-ville et on poireaute en attendant que ledit bus daigne montrer le bout de son pare-choc. Quand enfin il arrive, on dépose nos bagages sur le porte-bagages et on s’en va squatter le fond du bus. Puis on déplie le petit papier d’Audrey sur lequel il y a le nom de l’arrêt auquel on doit descendre. Un truc imprononçable que les Irlandais prononcent très certainement à leur façon, ce qui ne nous arrange franchement pas. Jane décide alors d’aller demander au chauffeur de nous appeler lorsque ce sera notre arrêt et il accepte gentiment. Sauf qu’à mi-chemin, il y a changement de conducteur ! Jane retourne donc voir la dame qui a pris la place de l’ancien chauffeur, se fait gentiment (ou pas) éconduire parce que la dame en question ne peut pas parler en conduisant puis rudement expliquer que le précédent conducteur avait laissé un mot indiquant qu’il fallait bien annoncer notre arrêt.

Vu la qualité du micro, on a eu de la chance d’entendre l’appel et de ne pas continuer sur toute la ligne de bus ! A peine un murmure ! Bref, 10 paires d’oreilles valent mieux qu’une donc on descend au bon arrêt et l’auberge (Avalon House) se trouve juste en face de nous ! On rentre, on check-in (donc on paye pour récupérer les cartes magnétiques qui nous donnent accès à toute une partie de l’auberge, dont les étages avec les chambres) et on file dans nos chambres respectives histoire de s’installer.


19048 304114655967 737860967 4658337 5707057 nOn ressort une demi-heure plus tard pour aller manger. Il fait tellement froid et on est tellement crevés qu’on s’arrête dans le premier truc qu’on trouve. Le « truc » en question, vend des kebabs, des hamburgers divers et des espèces de nuggets de poulets (le tout accompagné de frites, bien évidemment). On commande, on paye et on rentre à l’auberge pour manger dans la cuisine mise à notre disposition. Notre repas s’est avéré extrêmement gras et les kebabs ont donné des cauchemars à Jane, et en ont rendu plusieurs autres malades…

 


Avant d’aller se coucher, on a quand même mis au point le programme du lendemain : courses et office de tourisme en priorité ! Et pour le reste de la journée…on avisera !

 

To be continued… 

 

http://lh4.ggpht.com/_mHDdW6FNnRA/S3AZEpjZ5MI/AAAAAAAAAG4/FBrgX-s6BFk/s512/P1040156.JPGAvalon House, notre auberge

 

 

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Par Coxy - Publié dans : Janvier 2010 - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 17:03

Samedi dernier, petite sortie organisée par une association étudiante (AEGEE) à destination de Guadix, Alicún et Alquife, trois villages pas très loin de Grenade. Programme de la journée : visite d’habitations troglodytes et de la cathédrale à Guadix, sources d’eaux chaudes et aqueducs naturels à Alicún et visite guidée de mines à ciel ouvert à Alquife.

 

Départ de l’appart’ à 7h20 pour aller vers le lieu de rendez-vous (en face de la boîte qui s’appelle la Mae West) à environ 30min à pied de chez moi. Le bus partant à 8h, j’ai de la marge. Je passe devant la fac pour voir si je rencontre Karo en chemin, mais non. Je me dis qu’elle doit déjà être devant la Mae et je presse le pas (j’adore cette expression) parce qu’il fait pas super chaud… De loin, j’aperçois un groupe de jeune qui font le pied de grue sur le trottoir, je m’approche et demande s’ils attendent bien le départ pour Guadix. Ô miracle, c’est bien ça, je ne me suis pas trompée…mais pas de Karo à l’horizon. Je me pose sur un banc et j’attends (quoi de mieux à faire ?). Quand ma montre marque 8h, je commence à m’inquiéter : toujours pas de Karo ! Et je la vois arriver quelques minutes plus tard, essoufflée : elle s’est rendormie après que son réveil ait sonné. 10 minutes plus tard, le groupe s’ébranle et on commence à monter dans le bus, en présentant notre ticket de réservation pour qu’ils puissent faire l’appel. Une fois installées, on se dit qu’on va pas tarder à partir, mais on se trompe. Comme 8h20 passent, notre accompagnateur fait une annonce au micro : on attend 3 filles qui sont dans un bus pour venir ici, mais qui pensaient que l’heure de rendez-vous était 8h30 au lieu de 8h. Bons et généreux que nous sommes, on décide de les attendre. Mal nous en a pris puisqu’elles se sont pointées à presque 9h, tout sourire. Bref, ce petit incident réglé nous voilà enfin partis !

En chemin, notre guide nous fait remarquer qu’en quittant Grenade, le ciel était particulièrement nuageux, mais que de ce côté-ci des montagnes, il est beaucoup plus dégagé : la Sierra Nevada fait rempart et les nuages se heurtent à cette barrière naturelle ou se crèvent à son sommet sans pouvoir la franchir vraiment. Et ça se ressent au niveau du paysage qui est plutôt du genre désertique. Par moments, on se croirait en Arizona, dans la région du Grand Canyon.

 


Il nous faut moins d’une heure pour parcourir le chemin de Grenade à Guadix. Le bus nous dépose à proximité de la cathédrale et on y monte à pied. A l’extérieur, notre guide nous fait un petit topo sur l’architecture particulière de l’édifice. En gros, c’est un mélange de plusieurs styles architecturaux : construite à la place de la Grande Mosquée de la ville, sa construction s’est étalée sur 3 siècles (du 16ème au 18ème). On retrouve donc des caractéristiques du gothique, du baroque et du style Renaissance.

Après cette petite explication, on entre enfin dans la cathédrale pour en ressortir moins d’une minute plus tard : « Il y a une messe, en ce moment, on reviendra tout à l’heure. »

On repart et notre guide nous emmène faire un tour dans la ville. De loin en loin, on fait de petites pauses culturelles. Puis on retourne à la cathédrale. On fait un p’tit tour au cours duquel le guide attire à nouveau notre attention sur certaines caractéristiques des différents bâtiments devant lesquels on passe.

Puis, retour à la cathédrale (la messe est finie) pour la visiter. En résumé, c’est un bel édifice, tant de l’extérieur que de l’intérieur (architecturalement parlant, parce qu’au niveau religieux…faut aimer, quoi). Par contre, une chose nous a tous choqués : la nef est bordée de petites alcôves qui abritent divers objets, icônes, statues, etc. Comme ces petites pièces sont très sombres, il y a des spots pour en éclairer l’intérieur. Mais le problème, c’est qu’il faut payer pour les allumer ! On introduit une petite pièce et pouf, ça s’éclaire ! Mais ça ne dure que quelques minutes. Après, tout redevient sombre et on ne voit plus rien. Je suppose que c’est la notion d’économies d’énergies de l’Eglise en Espagne… Après avoir parcouru l’église en long en large et en travers, on est allés dans une espèce de petit musée qui se trouve à l’intérieur du bâtiment. Au premier étage : des peintures religieuses (avec des cadres très moches, accessoirement), et au sous-sol, toutes sortes de reliques et quelques vêtements de prêtres.

 

Une fois notre petit tour terminé, on se dirige vers le quartier de las Cuevas, c’est-à-dire des maisons troglodytes. Jolie balade pour monter jusque là-haut, avec une très jolie vue. Une question subsiste cependant : comment les maisons font-elles pour rester aussi immaculées ? C’est vrai, quoi ! Avec toute la poussière qu’il y a, elles sont toujours impeccables ! Enfin bref, passons. Le chemin est ponctué de quelques pauses photos puis d’une mini course pour rattraper le reste du groupe (comme on est en retard, le guide ne s’arrête pas, sauf pour nous faire remarquer quelque chose ou répondre à une question) et on arrive enfin devant le musée qui reconstitue une véritable Cueva de l’époque (quelle époque, on n’a jamais su, mais il paraît qu’elle n’est « pas si lointaine »).

 

Petite minute culturelle :

Typiquement, la maison troglodyte a des murs blanchis à la chaux, une cheminée pour l’aération et conserve une température à peu près constante comprise entre 18 et 20°C, été comme hiver. Leur origine remonte au XVIème siècle, lorsque les Maures ont été expulsés d’Espagne après leur défaite : ils se sont alors réfugiés dans ces grottes-maisons.

Généralement, les pièces étaient construites en enfilade, sans portes (des rideaux faisaient office de séparation) et face aux différentes ouvertures de la façade extérieure (à savoir la porte d’entrée et la ou les fenêtres), afin de profiter d’un maximum de luminosité.

Guadix abrite le plus grand quartier troglodyte d’Europe.

 

Le musée était bien fait, mais ça faisait vraiment trop musée, trop exposition d’objets et j’ai trouvé ça dommage. Par contre, un ami de Karo (Pierre-de-Lyon-3) s’est un peu attardé en chemin et a perdu le groupe. Comme il ne trouvait pas le musée, il a demandé à un habitant qui lui a proposé de lui faire visiter sa (vraie) maison. Et effectivement, ça fait beaucoup moins artificiel…

Normalement, à ce stade-là de l’expédition, on aurait dû avoir du temps libre, mais comme on avait du retard sur le planning prévu, cette partie est un peu passée à la trappe.

 


Retour au bus donc, et départ pour Alicún où on va pique-niquer. Je dirais bien qu’Alicún est une riante petite bourgade…mais y a rien. C’est juste une station thermale. C’est tout. Quand on est arrivés, on s’est garés en face de l’hôtel, le guide nous a signalé qu’on pouvait aller acheter des sandwiches au restaurant de ce même hôtel et que la source d’eau chaude dont il nous avait parlé (36°C) se situait un peu plus bas. Jeunes et innocents que nous sommes, nous sommes donc allé acheter des sandwiches à l’endroit indiqué…pour nous rendre compte que c’était méga-supra-hyper cher ! Mais comme c’était ça ou rien, on a allongé la thune sans (trop) rechigner. Sandwich au bacon en ce qui me concerne. Et j’ai eu droit à du vrai bacon anglais grillé ! Miam ! Trop bon (en même temps, à 4€, il pouvait l’être !) ! On a mangé sur un petit terre-plein avec une super vue sur la vallée, mais battu par les vents. Notre repas terminé, on a voulu descendre voir les sources d’eau chaude. Mais une fois en bas, on s’est vite rendu compte qu’elles étaient plutôt du genre inaccessible et qu’il fallait maîtriser plus ou moins la descente dans les rochers abrupts pour pouvoir arriver en bas. Après avoir fait plusieurs explorations pour voir s’il n’y avait pas un autre moyen, on a laissé tomber l’idée d’aller se baigner. On est remonté vers l’hôtel où une rivière artificielle coulait. L’eau était tiède (pas à 36°C, loin de là) et Karo et quelques autres étudiants y ont trempé les pieds.

Puis le moment est venu d’aller voir les aqueducs et les dolmens. Notre guide nous appelle, on se rassemble tous devant le restaurant de l’hôtel et on se rend compte qu’il manque plusieurs étudiants. On attend un moment, mais comme personne ne vient et qu’on est un peu à la bourre, notre guide décide de faire la visite sans eux. Ils nous retrouveront plus tard au bus.

 

Résumé express de la visite :

Les dolmens étaient tous enfouis dans le sol, parce que ce sont en fait d’anciennes tombes, donc rien de vraiment très impressionnant. Pour les aqueducs, on cherchait tous une ruine de pont ou quelque chose dans le genre jusqu’à ce que le guide nous explique que ce sont des aqueducs naturels : à cet endroit, l’eau est salée, et en coulant, elle dépose du sel qui forme alors une sorte de canal. Et comme il y a généralement des plantes qui poussent sous ces aqueducs (qui sont tous en hauteur), le sel les fossilise et ça donne quelque chose comme ça :


 La seule plante capable de résister à tant de salinité est une variété de lichen qui ressemble à ça et qui pullule dans les environs d’Alicún :

Mais bon, une fois qu’on a vu un aqueduc, on les a tous vus. L’autre avantage de cette visite aura été de nous faire évoluer dans des paysages magnifiques et grimper un peu dans la montagne pour nous permettre de surplomber toute la vallée. Sublime !

 

Notre petite marche dans la montagne terminée, on retourne au bus, et là, on retrouve les étudiants manquants de tout à l’heure. On monte, on s’installe et on se rend compte que deux personnes sont toujours manquantes à l’appel : Pierre-de-Lyon-3 et son copain. Karo essaye d’appeler Pierre mais comme on est légèrement paumé, il n’y a pas de réseau. On attend, le chauffeur du bus klaxonne, le guide appelle, etc. Au bout de 10 bonnes minutes, on les voit arriver en courant. Pierre nous explique qu’ils sont allés se baigner dans les sources d’eau chaude et que quand ils sont remontés, ils ne nous ont pas vus. Ils étaient avec 4 autres étudiants et ils ont tous décidé de nous rattraper. Sauf qu’ils sont partis sur la route au lieu de couper à travers champs comme on l’avait fait. Ils ont marché un bon moment et comme ils ne nous voyaient toujours pas, ils ont décidé de retourner au bus pour nous y attendre. Mais ils avaient marché tellement loin que ça leur a pris longtemps de revenir.

Ce petit incident réglé, nous voilà repartis pour la 3ème et dernière étape du programme : les mines à ciel ouvert d’Alquife.

 

Comme on est vraiment à la bourre, on ne peut pas faire la visite guidée, donc on se contente d’admirer la vue, qui, une fois de plus, vaut le détour. Au centre du terrain, il y a un grand lac artificiel entouré par une montagne, elle aussi artificielle.

Quelques petites précisions sur les mines, quand même : il s’agit des plus grandes mines à ciel ouvert d’Europe et jusqu’à la fin du 20ème siècle, elle produisait 40% du fer du pays.

Quand on est arrivés là-bas, il y avait un vent à décorner les bœufs et on ne s’est pas vraiment attardés. Juste le temps de s’extasier et de prendre quelques photos. Puis on est rentrés à Grenade.

 

- The End -

(Oui, je sais, je suis à la bourre dans mes articles, mais je vais rattraper ça !)

Par Coxy - Publié dans : Novembre 2009 - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

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